CHIFFRES

Sobriquet des habitants : Les Herbettes

Cooordonnées géographiques : 533.000/160.500

District : Gros-de-Vaud

Superficie : 390 hectares, dont 40 ha de forêts et 350 ha en surface agricole et constructible

Altitude : 600 m

Cours d’eau proches : La Chamberonne - La Mèbre - Le Rosey

Population : 1'040 habitants au 1er novembre 2018

Nombre de ménages : 430

Taux fiscal : 70 (barème)

 

ACCÈS - TRANSPORTS

Bus postal

  • Ligne 410 : Cheseaux-sur-Lausanne gare - Cossonay-Penthalaz gare

 

Train

  • CFF : Gare de Cossonay-Penthalaz

 

Routes

 

HISTORIQUE

Sullens est resté très longtemps un paisible village agricole de quelque 300 âmes : 282 en 1803, puis 317 en 1900, et seulement 251 en 1967. Son nom apparaît dans l’histoire en 1180 déjà, dans un document par lequel on restitue à l’Abbaye de St-Maurice des biens qu’elle possédait à Sullens, ce que rappelle la croix tréflée figurant dans les armoiries de la commune. En 1665, Leurs Excellences de Berne féodèrent Sullens et son territoire à noble Jean-François Charrière, ce qui en fit une seigneurie. Au début du XVIIIème siècle, cette dernière fut acquise par Jean-Rodolphe Thormann, du Conseil souverain de Berne. C’est lui qui fera construire l’église actuelle, en 1712-1713, en grande partie à ses frais. Mais, en échange de sa générosité, il fit aménager l’étage supérieur de l’édifice pour y entreposer le grain en échange de la dîme, ce qui en fait un "temple-grenier".

Séparé de Cossonay par le sillon de la Venoge, Sullens est attiré du côté de Cheseaux, comme la topographie l’y invite, et aussi par le fait qu’avec Bournens et Boussens, c’était la même paroisse jusqu’au XIXème siècle. Il est évidemment beaucoup plus aisé de gagner Lausanne par le LEB que par Cossonay-Penthalaz gare.

Le groupement scolaire de la Chamberonne regroupe les élèves de Cheseaux, Bournens, Boussens et Sullens.

Pour diverses raisons (voies de communication, LEB, proximité de la ville et des commerces, tranquillité, etc.), Sullens connût dès 1970 une rapide augmentation de sa population. Dès 2018, le village dépasse les 1’000 habitants et a réussi un développement équilibré. L’adaptation des citadins, venus chercher le calme, s’est effectuée sans heurts. Grâce à leur participation à la vie locale, Sullens n’est pas devenue une cité-dortoir. Le village a gardé son école, son auberge et sa boulangerie-épicerie. Celle-ci fait également office de Poste et est située dans la maison de commune au cœur du village. Divers artisans, la banque, les salons de coiffure, masseur, physiothérapeute, etc. sont aussi venus s’installer au village. Ainsi, avec les exploitations agricoles, il y a une bonne activité locale. La plus grande partie de la population active quant à elle se rend dans les centres urbains pour travailler.

Sullens a passé le 1er janvier 2002 d’un Conseil général à un Conseil communal de 45 membres et est attaché au District du Gros-de-Vaud depuis 2008, alors qu'auparavant le village faisait partie du district de Cossonay.

Sullens au fil des ans...

1905 : Fête de l’eau. La conduite Cheseaux-Sullens est créé, le premier réservoir est construit, l’eau courante installée dans les habitations.
Ces travaux ont été accomplis, paraît-il, pendant une période de pluies abondantes.

1913-1916 : Construction du collège. L’école déménage et quitte le centre du village (bâtiment communal).

1926 : Réfection du bâtiment de la forge (actuellement bâtiment communal) - création de la boulangerie (dans ce bâtiment se trouvaient, la forge le four banal, les appartements du maréchal : 1½ pièce : 12 enfants).

1926 : Bâtiment "laiterie". Le peseur de lait quitte son bâtiment devenu "boulangerie".

1932 : Implantation du "Casino" : ancienne salle du centre du village où se trouve actuellement le bâtiment qui abrite notre bibliothèque villageoise. L’aire à fumier du centre du village disparaît. Les spectacles se dérouleront désormais au centre du village. Les soirées se donnaient jusqu’alors au Battoir.

1945-1946 : Construction du refuge forestier. Pendant les heures de couture, les garçons pèlent les fourrons en forêt.

1949 : L’Auberge de la Croix-Blanche se ferme. Ce café se trouvait à la route de Cheseaux 7.

1950 : Goudronnage des routes (toutes les routes du village étaient alors en terre battue et la plupart des cours étaient pavées).

1955 : Installation des orgues dans le temple. Une souscription est ouverte auprès de la population. Plusieurs ventes sont organisées par les "dames de la couture", ce qui a permis de réunir les premiers fonds.

1957 : Regroupement parcellaire : concerne les agriculteurs. Les champs dispersés jusqu’alors aux quatre coins du territoire sont réunis en domaines.

1970 : Premier plan des zones : étude pour la création du quartier de Perroset. Les villas poussent comme des champignons et les premiers habitants arrivent en avril 1973.

1970 : Importants travaux à l’auberge. L’épicerie-mercerie tenue par Mme P. Bocion se ferme. L’épicerie est remise à la boulangerie. Création de la salle à manger de l’auberge.

1974 : La station d’épuration est terminée, inauguration en avril. C’est aussi l’année de la construction d’un deuxième réservoir.

Dès 1975 : Etude et création de la Grande salle.

1977 : Inauguration de la salle polyvalente. De nombreuses activités se développent, la vie locale est enrichie.

1978-1981 : Révision du plan des zones.

1980 : Eau, mise en pression de tout le village.

1981 : Réfection du bâtiment forge-boulangerie.

1983-1984 : Reconstruction du collège suite à l’incendie du 17 mai 1983.

Dès 1990 : Mise en séparatif progressive du village, raccordement au réseau de gaz et au téléréseau.

1992 : Démolition du "Casino" et construction du bâtiment abritant actuellement l'entreprise Bamatech, la bibliothèque villageoise et les archives communales.

1999 : Transformation et aménagement de la Maison de Commune.

2002 : La Commune passe du Conseil général au Conseil communal.

2007-2008 : Eglise : travaux de restauration, façades, charpente, couverture, ferblanterie, menuiseries extérieures. Intérieur : peinture et éclairage.
Rénovation de la fontaine et de son couvert.

2009 : Auberge : rénovation façades.

2010 : Grande salle : rénovation façades et construction des annexes.

2019 : STEP : adhésion à l’AIEE de Penthaz et suppression de la STEP intercommunale construite en 1974. Cette décision est prise au vu de l’obsolescence de l’actuelle station d’épuration (micropolluants non traités).